Après un lipofilling mammaire, vous pouvez sentir une petite boule ou une zone plus dure dans un sein. Est-ce fréquent, et surtout, comment réagir de façon adaptée ?
Lipofilling mammaire : pourquoi des boules peuvent apparaître
Après un lipofilling mammaire Paris, la graisse injectée doit se revasculariser. Or, une partie des cellules ne survit pas toujours. Dans ce cas, le tissu graisseux peut se transformer. Il devient plus ferme. Vous percevez alors un nodule, parfois mobile, parfois plus fixé.
Plusieurs explications existent. D’abord, un simple œdème peut donner une impression de “boule”. Ensuite, un petit hématome peut créer une induration transitoire. Enfin, la cause la plus typique reste la nécrose graisseuse (à ne pas confondre avec une nécrose des tissus, comme par exemple après une injection d’acide hyaluronique ratée).
La graisse non viable se réorganise. Le corps l’“encapsule” ou la transforme (induration, kyste huileux, parfois microcalcifications). C’est le plus souvent bénin, et cela se gère par surveillance, parfois par ponction si cela gêne.
Ces situations et risques de la plastie mammaire restent connues.
Elles ne signifient pas automatiquement un problème grave et restent extrêmement rares.
Comment reconnaître une évolution normale ?
Après un lipofilling mammaire, une zone dure apparaît souvent sans signe associé. La peau garde un aspect normal. Vous ne constatez pas de chaleur locale. La douleur reste faible, voire absente. Avec le temps, la zone peut s’assouplir. Elle peut aussi se stabiliser.
En revanche, certains signaux doivent vous alerter. Par exemple :
- Une rougeur qui s’étend.
- Une douleur qui augmente nettement.
- Ou encore de la fièvre, un écoulement, ou une boule qui grossit vite.
Dans ces cas, vous devez consulter votre chirurgien esthétique rapidement.
Que faire concrètement quand vous sentez une boule ?
Après un lipofilling mammaire, la bonne stratégie commence par une règle simple : ne pas improviser. Évitez les massages appuyés si votre chirurgien ne les a pas recommandés. Évitez aussi de “tester” la boule en la palpant trop souvent. Vous risquez d’entretenir l’inflammation et l’anxiété.
Ensuite, notez les éléments utiles. Taille approximative. Localisation. Sensibilité. Évolution sur une à deux semaines. Puis contactez votre chirurgien pour un contrôle, surtout si la boule persiste.
Lors de la consultation, le chirurgien examine le sein. Il recherche une induration post-opératoire classique, un kyste huileux ou une nécrose graisseuse. Si besoin, il prescrit une imagerie. L’échographie mammaire suffit souvent. Elle précise la nature du nodule. Dans certaines situations, une mammographie ou une IRM complète l’évaluation, notamment si le contexte l’exige.
Quels traitements existent si la boule persiste ?
Après un lipofilling mammaire, la plupart des boules se gèrent par surveillance. Elles s’assouplissent parfois avec le temps. Elles peuvent aussi rester stables sans conséquence.
Si un kyste huileux devient gênant, le chirurgien peut proposer une ponction sous contrôle échographique. Si un doute persiste, il peut demander un prélèvement. Il vise alors un diagnostic clair. Plus rarement, une petite exérèse traite une lésion symptomatique ou persistante.
L’objectif reste le même : sécuriser le diagnostic et améliorer le confort, sans gestes inutiles.
Lipofilling mammaire : comment réduire le risque de boules de graisse
La technique et l’expérience du chirurgien comptent. Le chirurgien injecte la graisse purifiée en micro-quantités, bien réparties. Il favorise ainsi la revascularisation. De votre côté, il faut stabiliser votre poids, suivre les consignes de contention et de repos. Bien sûr, éviter le tabac, car il pénalise fortement la vascularisation et donc le résultat.
Avec une indication bien posée et un suivi sérieux, vous limitez le risque de boules persistantes après un lipofilling mammaire.
