Indiquée en cas d’hypertrophie mammaire, la question du “poids” revient souvent avant une réduction mammaire. S’agit-il du poids du corps, à atteindre avant l’intervention, ou du poids de tissu retiré pendant l’opération ? L’un concerne la préparation et la stabilité du résultat, l’autre conditionne une éventuelle prise en charge par la Sécurité sociale. Faisons le point.
Réduction mammaire : quand l’envisager ?
La réduction mammaire s’adresse aux femmes dont la poitrine est trop lourde par rapport à leur morphologie. Elle vise à soulager les douleurs dorsales, les gênes posturales ou les irritations cutanées sous le sillon mammaire. Elle améliore la qualité de vie globale et le bien-être psychique. Elle n’a pas pour but de traiter un surpoids ou d’obtenir une perte de poids globale.
Cela dit, en rééquilibrant les proportions du haut du corps, la réduction mammaire peut donner l’impression d’une silhouette plus mince, même sans réelle perte de poids.
Le poids du corps avant et après une réduction mammaire
Le chirurgien évalue plusieurs critères avant d’envisager l’intervention dont la question du poids : un IMC trop élevé augmente le risque de complications et diminue la stabilité du résultat.
On conseille donc aux patientes d’avoir (et de maintenir) un poids stable et équilibré, afin d’obtenir un résultat durable et harmonieux.
- Conséquence indirecte de l’opération, une perte de poids importante (au-delà de 10 kg) après une réduction mammaire peut modifier le résultat et entraîner relâchement, perte de volume ou encore asymétrie mammaire. Ce qui peut nécessiter de nouveaux gestes : lifting mammaire, augmentation mammaire par prothèse, etc.
- À l’inverse, une prise de poids après une réduction mammaire (par exemple en raison d’une grossesse) peut modifier la forme du sein ou augmenter à nouveau son volume.
Le chirurgien conseille donc d’attendre d’avoir atteint son poids d’équilibre avant de se faire opérer, et de le maintenir ensuite pour préserver le résultat dans le temps.
Le poids retiré pendant une réduction mammaire
Quand on parle de “poids” dans une réduction mammaire, il s’agit le plus souvent du poids de tissu mammaire retiré pendant l’opération. Ce critère est important, car il conditionne une éventuelle prise en charge par l’Assurance Maladie. En effet, en France, la Sécurité sociale considère une réduction mammaire comme à visée médicale à partir de 300 grammes retirés par sein. En dessous de ce seuil, l’intervention est classée comme esthétique et il n’y a donc aucune prise en charge possible.
Ce seuil reste toutefois arbitraire : une femme mesurant 1,50 m peut être très gênée par une poitrine lourde sans atteindre les 300 g, tandis qu’une femme plus grande dépassera plus facilement cette quantité. Le mal-être et les douleurs ne dépendent pas du poids retiré, mais du retentissement fonctionnel, postural et psychologique.
À retenir
Le poids du sein n’a d’importance que pour une éventuelle prise en charge par la Sécurité sociale, à partir de 300 g retirés par sein. Dans le privé, il ne garantit pas un remboursement complet, mais permet d’obtenir une prise en charge partielle sur la base des tarifs de la sécurité sociale.
Concernant le poids du corps, l’essentiel est d’avoir un poids stable et équilibré, avant comme après l’opération, pour préserver la qualité du résultat et la durabilité de la réduction mammaire. Une consultation avec le Dr Levy permet d’adapter la réduction mammaire à chaque morphologie et à chaque attente, et d’obtenir un devis précis.








